Gaspillage alimentaire, cette gangrène interminable

Le gaspillage, quand on en entend parler, on se persuade qu’on est irréprochable….Mais il est partout à commencer dans nos propres poubelles!
QUOI? Du gaspillage dans mes poubelles? Oui, mais avant, il faut comprendre tout le cheminement.

Voici un sujet qui me passionne, un autre combat contre ces maudits industriels qui se font du profit sur notre santé et sur celle de notre planète. Car oui, les déchets sont une calamité qui coute très cher au contribuable.

Non je n’ai pas peur de ces sociétés qui trafiquent leurs DLUO (Date Limite d’Utilisation Optimum) maintenant appelé DDM (Date de durabilité minimum) pour amasser encore plus d’argent, qui envoient leurs lobbies (porte-parole entre société et autorité politique) afin de passer des lois de plus en plus honteuses, qui méprisent ouvertement votre santé, qui créent des logos ou labels pour vous inspirer confiance, qui diffusent largement des pubs à caractères mensongères… Bref, des societés peu scrupuleuses! Car tout ce que je viens de vous énoncer constitue aux yeux de la loi une arnaque mais l’état laisse couler (profit avant tout!).

Il ne faut pas se voiler la face, les plus grands fautifs, ce ne sont pas eux mais nous! Nous les avons laissé faire, nous les cautionnons et nous les encourageons à continuer… Comment? Lisez la suite pour comprendre…

 

Commençons par le début:

Qu’est-ce qu’un déchet?

C’est ce qui est produit mais ne sera pas utilisé et sera directement jeté à la poubelle. Que ce soit de la nourriture, du papier, du carton, du plastique….

Ici je ne parlerais que du gaspillage alimentaire mais on pourrait en dire autant sur tout ces emballages inutiles.

 

Comment peut-on produire quelque chose pour les jeter à la poubelle?

C’est un raccourci mais c’est ce qui se passe réellement. Prenez un poireau dès sa production par exemple, l’agriculteur a déjà un cahier des charges très strict à respecter: il doit faire une certaine taille et le blanc du poireau doit aussi faire une taille donnée. Sans quoi, il sera jeté sans être présenté à la vente.

Alors oui, un seul poireau à la poubelle c’est pas si grave. Mais à l’échelle de production nationale, on parle en millier de tonne (1000 kilos). En France, on produit environ 6 millions de tonnes de légumes et 3 millions de tonnes de fruits, sur lesquels sont jetés environ 30% soit 2,7 milliards de kilos/an… (Oui! C’est plus parlant en kilo qu’en tonne) Alors qu’ils seraient tout à fait consommable! Et je ne parle encore que de la production!

Vous ne vous sentez pas concerné? Et pourtant si!
Les normes demandées aux agriculteurs sont fixées en fonction de ce que vous achetez! Vous n’achetez pas un concombre de 25cm mais plutôt de 30cm? Pas de problème, on jettera tous les concombres qui ne font pas 30cm! Et oui, c’est aussi simple que ça! (j’en reparlerais plus bas)

Sur ces 70% restants, il va se passer tout un acheminement.
(Mes sources viennent de planetscope, l’ADEME et de professionnels de milieu agricole)

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1) D’abord, ces récoltes sont envoyés chez les grossistes (plateforme d’achat), c’est-à-dire les entrepôts où ils sont stockés afin d’être envoyé à la grande distribution ou revendeurs.
Il y a des protocoles à respecter bien sûr. Pour cela, l’agréeur est là pour vérifier la marchandise.

Qu’est-ce qu’un agréeur?

C’est la personne qui réceptionne les palettes de marchandises dans les marchés de gros afin de vérifier que les calibres et le cahier des charges soient bien respectés. Les palettes ne sont pas systématiquement contrôlées, l’agréeur procède de façon aléatoire mais méthodique. Il regarde d’abord si la palette est bien montée et bien emballée (de cellophane) sinon elle est renvoyée à l’expéditeur. Puis, il vérifie les codes de traçabilité et production; si quelque chose cloche, elle est renvoyée au producteur. Et enfin, il contrôle, et de façon aléatoire, si les fruits et légumes remplissent bien les cahiers des charges, sinon ben… retour à l’envoyeur quoi… (Non, vous ne rêvez pas, on vérifie la qualité des produits en dernier)

Qu’arrivent-ils à ces palettes une fois rendu aux producteurs?

C’est très simple: elles sont jetées! Pourquoi? Parce qu’il s’agit d’un produit périssable et qu’il faut compter les jours de transport: 2 jours aller (ici c’est l’envoi normal), 2 jours retour puis 2 jours de ré-expédition (+ les jours intermédiaires soit 2 jours), soit en tout 6 jours de perdus donc déjà 8 jours après récolte. Sans compter les jours de transports pour acheminer aux hyper-marchés ou revendeurs. Les légumes seraient déjà pourris avant d’être proposés aux consommateurs!

Là-dessus, aucune étude ou statistique (ADEME et Planetoscope ) ne sont publiées mais d’après plusieurs témoignages d’agriculteurs, on pense que ces déchets sont comptabilisés dans les pertes agricoles soit dans les 30% initials.

Revenons chez les grossistes:

Aucun chiffre officiel mais après avoir passé de nombreux coup de téléphone, l’un d’entre eux, dont je tairais le nom, à bien voulu me dévoiler qu’ils en jetaient un peu plus d’1/3. Soit 35 à 40% de perte directe dû à des produits non commandés par les sociétés de distribution ou des erreurs humaines (casse, perte…)! Si on revient sur la production de départ on en est à 58% de pertes/déchets.

 

Vous êtes choqués? Encore une fois, il ne faut jeter la pierre à ces gens qui ne font que faire respecter les normes de ce que nous préférons acheter… Nous décidons indirectement de supprimer de la vente les plus moches, les plus petits, les plus gros… en les mettant volontairement de côté. (mais j’y reviendrais plus bas)

 

2) Arrive la grande distribution:2012-03-SPDC-80

a) Hyper/super-marché:

Ils reçoivent leurs commandes, vérifient également que les produits sont présentables et non pourris sinon ils les renvoient aux grossistes. (oui, vous remarquerez au passage tout ce carburant consommé en aller/retour, mais je ne traiterais pas ce sujet d’écologie…)
On recense 218 tonnes de gaspillage alimentaire par an soit environ 20kg/jour et par magasin. Ce qui fait 15% de perte qui comme depuis le début pourrait encore être consommé.

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b) Les revendeurs:

Qui sont-ils? Les primeurs, en magasin ou aux marchés (lire cet article). Ici, je tombe sur un sujet tabou (comme les grossistes ou les agriculteurs d’ailleurs) mais certains sont prêts à me parler car oui, j’ai été revendeur aussi mais en magasin. Je connais donc les chiffres pour un primeur mais pas au marché… Quelques uns se sont confiés difficilement mais ils estiment entre 5 et 10% de casse. Pour être impartial, je couperais la poire en 2, soit 7,5% même si je pense qu’on est largement plus (comme chez les super/hypermarchés à mon avis).

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Vous allez enfin pouvoir choisir vos produits mais dans seulement 34% de la production de départ. QUOI? 1/3 seulement? Si peu? Et oui, on vous a d’ores et déjà sélectionné le « meilleur »! Pas niveau goût, hein! Mais seulement aspect car jusque là 3 personnes maximum y ont gouté!

 

RAPPEL: Sur une base de 100kg de légume:

-L’agriculteur en jette 30%, il reste donc 70kg
-Le grossiste jette 37,5% des 70kg, il reste donc 43,75kg
-L’hyper jette 15% et en parallèle les revendeurs en jettent 7,5% soit 22,5% des produits du grossistes, il reste donc 33,9kg

Ainsi sur les 100kg de légumes produits, 66kg ont déjà été jetés sans avoir été gouté presque!

Car je rappelle d’autres faits: 1 bon millier de personnes ont vus, côtoyés et transportés ces produits mais une petite poignée de hurluberlus en revendique le goût. C’est ces mêmes hurluberlus qui  les vendent sans n’avoir jamais gouté un bon fruit frais cueilli sur un arbre. Mais bon, passons…

J’ai beau réfléchir, je comprends pas que l’on puisse faire confiance à des gens qui n’y connaissent rien, apprennent le métier sur le « terrain » c’est-à-dire un terrain déjà conquis par l’insipidité de la monotonie alimentaire dû à une uniformisation de nos produits quotidiens!

 

Indignons-nous!

Mais après un coup de fil à l’ADEME, nous sommes pire au final:

En effet, les français jetteraient entre 1,2 et 6 milliards de kilo/an soit près de 50 kilos/personne en moyenne qui eux ne sont pas recyclés (compost ou autre), et ce pour tous les produits frais. Ainsi pour terminer mon triste constat, un français jette 20% de ses fruits et légumes achetés donc pour reprendre le cumul de mon enquête sur le gaspillage alimentaire frais, 73% des récoltes agricoles ne servent à rien!

Et imaginez-vous, j’ai pris un cycle court sans coopérative, sans collectivité agricole ou autre qui pourraient aussi alourdir la facture des pertes. Quand j’ai eu conso-globe au téléphone, ils pensaient même que 85% de la production était jetée. Vous imaginez? Des professionnels des statistiques concluaient mon enquête par 15% d’utilisation alimentaire réelle! Mais après avoir vu et entendu autant de personne, je pense comprendre pourquoi autant de pessimisme:

Je n’ai exploré que la partie consommateur: il reste la partie agro-industrielle et  la restauration…

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Pourquoi sommes-nous le pire maillon de cette chaîne du gaspillage?

C’est très simple, en tant que consommateur, nous exigeons sans le savoir la perfection qui engendre des pertes colossales et nous en jetons encore 1/5e… Ce qu’il faut voir derrière tout ça c’est toute l’énergie fournie par les producteurs agricoles pour qu’au final 75% de leur travail partent à la poubelle.

C’est comme si vous, salarié, vous bossiez 140 heures/semaine et qu’on vous en payiez 35… Ou si vous écriviez un livre de 200 pages et qu’on en gardait que 50… ou si on vendait votre maison 4 fois moins chère que sa côte alors que vous y avez mis toute votre âme…

Et malgré tout ça, on les aime nos agriculteurs : on les encourage à trouver l’âme sœur dans « L’amour est dans le pré », on compatit pendant les intempéries qui ravagent leurs récoltes et on s’étonne du nombre de suicide dans ce secteur d’activité! Mais que faisons-nous réellement pour eux? On les oblige à travailler encore et toujours plus pour obtenir des fruits réguliers, on les force à utiliser des engrais chimiques et pesticides (hyper cancérigène pour eux au passage) pour continuer à toujours produire +, on leur retire leurs vacances parce que nous pendant les notre, on veut pas de pénuries de fruits, légumes, viandes ou autres….

Nous sommes pires car nous nous indignons ouvertement de ce gâchis alimentaire, de ces surcharges de travail de nos pauvres agriculteurs, de ces produits chimiques utilisés, de ce pétrole utilisé à parcourir la France ou le monde, de ces productions de plus en plus ample comme l’élevage en batterie… Sans le savoir, ce gâchis est engendré à cause de nous mais nous sommes les premiers à venir trier pour avoir le fruit le plus lisse et sans tâche! Nous ne valons pas mieux que ces industriels.

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Et encore, je ne vous ai parlé que de la partie cachée de l’iceberg car c’est la partie la plus folle à mes yeux. On s’indigne quand on apprend les histoire de viande de cheval ou de fragment d’os dans les plats préparés mais je vous dirais que c’est bien la seule fois où je suis d’accord avec les industriels!
Pourquoi? Ils utilisent la viande la moins chère donc récupèrent tout ce que nous, consommateurs, n’achetons pas. Ainsi, ils réduisent le gâchis quelques part et surtout ils font en sorte d’utiliser le maximum de produit acheté en se servant de grattoir à viande qui peut amener des fragments d’os dans la viande amassée. Donc, on se sent trompé, volé, arnaqué mais dans le fond ils produisent beaucoup moins de pertes que nous et en plus ils « recyclent » une partie de nos invendables.

Je sais, tout ça est bien moralisateur… alors comment engendrer moins de perte à notre échelle?

 

Pour réduire le gâchis en France, il faut éviter à tout prix les intermédiaires car plus il y en aura plus les poubelles déborderont.

 

Faites les marchés où beaucoup de producteurs/maraichers y revendre directement leurs produits (lire cet article).

Consommez les produits de saison (ils demandent moins d’entretien et d’énergie pour le producteur et ils sont nettement meilleurs)

Inscrivez-vous à une AMAP pour ceux qui n’ont vraiment pas le temps (Voici une liste nationale mais il y en a plein d’autres).

Passez par les commerçants digne de confiance: boucher, primeur, crémier… (certains sont locavores et le revendiquent)

Écumez les fins de marché, certains jettent des produits dit invendables mais tout à fait consommable (voir plus bas)

-Essayez d’acheter régulièrement et à petite quantité, pour éviter les produits qui pourrissent dans votre frigo faute de temps pour les cuisiner.

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Oui mais ça coute cher! (Vous êtes sûr?):

Très souvent si vous consommez les produits de saison, les petits producteurs sont moins chers que la grande distribution. Pourquoi? Car la grande distribution passe quoiqu’il arrive par son réseau d’intermédiaire qu’il a créé de toutes pièces et dont il ne peut se détacher. Les prix sont donc assez fixe car toute la chaine prend sa petite commission et s’ils veulent s’aligner, ils seront obligés de réduire leur marge et ainsi leurs profits. (D’ailleurs, c’est comme cela qu’ils créent leurs promos en négocier légèrement les prix mais surtout en réduisant les marges)
Un producteur va fixer son prix en fonction de ses récoltes et des saisons (+ il en a, – c’est cher) et 7 fois sur 10 il est au même prix voire moins cher qu’un revendeur.

Et puis, éthiquement, ne vaut-il pas mieux payer un producteur qui a une marge confortable mais vend de la super qualité plutôt qu’un revendeur qui vend au rabais beaucoup de marchandises sans goût pour alimenter ce réseau?

 

Pourquoi ne pas donner ces soi-disant invendables?

C’est un sujet tabou auquel je peux répondre ayant travaillé dans ce milieu et n’ai pas peur de révéler aux grands publics les coulisses. Si on prend la politique de très grandes enseignes d’hypermarché, l’objectif est de détruire tous les invendus ou ce qu’on appelle la « casse ». Cela consiste à le rendre impropre à la consommation pour que l’on ne puisse pas le récupérer, pour cela on les arrose généreusement d’eau de javel et/ou on les compacte dans un broyeur. Ainsi, même si il n’y a pas de profit, il n’y a pas de profiteur! (une loi anti-gaspillage passé en 2015 devrait faire évoluer ceci car il est désormais interdit de mettre de la javel dans les poubelles…)

Cela vous donne la nausée? Attendez j’ai mieux! Chez d’autres enseigne de supermarché simple, on donne les invendables à une association pour être revalorisé. (C’est vachement bien, ça! NON?) Cette association a été créé le supermarché lui-même sur un marché parallèle afin de revendre ces (ses) invendables à bas prix. Quel intérêt? Déduire ses dons des impôts (car un don est déductible) tout en récupérant une petite somme dans cette association à but lucratif! C’est comme si on vous remboursait la nourriture que vous n’avez pas manger et que vous devriez jeter, mais qu’en plus vous revendiez ces mêmes produits à d’autres consommateurs moins fortunés. Doublement gagnant!

 

Encore une fois, le chiffre d’affaire parle avant la notion d’écologie et de ressource humaine.

Bien sûr, il y aura toujours des pertes ou des casses. On ne peut rien contre le temps donc contre la pourriture mais en changeant notre comportement face à nos exigences, il est possible de diminuer nettement ces pertes inutiles. On commence seulement à prendre conscience de l’ampleur du phénomène mais il faut savoir se rendre à l’évidence: on nous parle de surproduction, de crise agricole mais tant que ne nous le met pas sous le nez, on ne sait pas ce que c’est! Certaines enseignes essayent de trouver quelques solutions comme vendre les fruits et légumes moches ou donner à des grandes cantines pour nécessiteux.

Avec le gaspillage alimentaire mondial, on pourrait résoudre 2 FOIS les problèmes de famine dans le monde!

(Un petit jeu vous attends en fin d’article)


C’est pourquoi certains prennent le parti de ne rien jeter. C’est le cas de ce jeune restaurateur lyonnais qui a créé un événement autour du gaspillage le samedi 28 novembre dernier car la dernière semaine de Novembre, c’est la semaine européenne de la réduction des déchets.

 

Le chef du VOL TERRE alias chef Kotch, a ainsi ouvert ses portes au grand public afin de revaloriser des produits destinés à la poubelle. Je suis allé sur place pour « couvrir » l’événement.

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Light To Me: Qui êtes-vous?

Chef Kotch: Je suis chef cuisinier depuis 8 ans et gérant de ce restaurant depuis 1 an et demi.

 

LTM: Pourquoi créer cet événement?

Chef Kotch: Le gaspillage est une plaie dans ce monde. J’ai toujours fait en sorte de ne rien jeter car c’est une incohérence à mes yeux de produire pour mettre à la poubelle même une fane de radis. J’achète les radis ET ses fanes, je ne vois pas pourquoi je devrais m’en débarrasser. Un jour, j’ai vu ma propre poubelle, mon propre gaspillage et j’ai ouvert les yeux. On se plaint s’en cesse de la crise économique et des difficultés de la vie quotidienne mais avec le gaspillage français d’un an, on pourrait nourrir toutes les cantines pendant 10 ans. Puis on est en partenariat avec DISCO-Soupe depuis quelques années déjà.

 

LTM: Comment faites-vous pour réduire les déchets?

Chef Kotch: Premièrement, on utilise pas de chambre négative (congélateur), cela nous oblige à préparer les produits de saison. Deuxièmement, on a pas de menu fixe, on achète à la semaine et on improvise en fonction de ce qu’on a. Et enfin on achète qu’à des producteurs locaux bio et commerce raisonnable.

 

LTM: Quel est le but de votre manifestation?

Chef Kotch: Montrer que ces invendus ou invendables sont tout à fait comestibles et que l’on peut même en faire de la gastronomie.

 

Valentin, co-organisateur de DISCO-Soupe:

LTM: Qui es-tu?

Valentin: Je suis l’ancien 2d de cuisine du chef Kotch, il m’a tout à appris. Surtout que rien ne perd tout se récupère. Quel rapiat celui-là! (rire)

 

LTM: Qu’est-ce que DISCO-Soupe?

Il s’agit d’une association qui vise à montrer le gaspillage alimentaire en créant des événements festifs sur des lieux publics afin de sensibiliser le maximum de personne. Pour cet événement, nous avons récupéré plus de 60 kilos de produit dit « invendables » afin de créer une énorme soupe dans une marmite de 50l. Nous la distribuons ensuite dans la rue pour la modique somme de 1€ euro symbolique (qui serve surtout à rembourser l’énergie utilisée: gaz, électricité…). Malheureusement, suite à l’événement tragique du 13 novembre à Paris nous n’avons pas pu nous produire sur la place publique comme chaque année…

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Voici comment s’est passé l’événement:

En premier lieu, des bénévoles ont  démarché les 3 plus grands marchés de Lyon pour demander à récupérer les invendables. Après 10 minutes, ils ont récupéré sur 6 stands environ 60 kilos de fruits, légumes, œufs, pain…Impensable!

Dans le lot, il y avait des produits un peu particulier comme des fanes de radis ou de carotte, et des verts de poireau mais dans l’ensemble tout était consommable.

 

Au restaurant , 6 stands distincts renseigne et conseille dans différents type de gaspillage: textile, énergie, recyclage, gaspillage alimentaire… Tous étaient très aimables, très accueillants et très touchants; je rends donc hommage  à ces gentils bénévoles: Camille, Alexandra, Anna, Alba, Zoé, Pauline, Romain, Bastien, Lucie, Pédro, Véro et Soizie.
Dans un deuxième temps, DISCO-Soupe distribue la soupe élaborée grâce aux produits récoltés au marché puis une battle culinaire est organisée entre le chef Kotch et Natacha du blog « La petite cuisine anti-gaspi« .

Le principe:
Utiliser le reste des « récoltes de déchets » afin de les revaloriser et en faire des mets gastronomiques. Les 2 chefs devaient réaliser 1 entrée, 1 plat et 1 dessert à base de restes en 2 heures de temps. Chacun avait à sa disposition une poubelle vide et pesée: chaque 10gr représentait 1 minute de pénalité et à chaque 10 minutes de pénalité, 1 point était retiré sur la note finale. Note sur 20 donnée par les visiteurs par rapport au visuel et au goût.

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Le chef Kotch nous a donc préparé:

-Purée de céleri branche avec Chips d’épluchure de panais, Tempura de fane de carotte

Natacha a quant à elle préparé :

-Célerisotto, gnocchis de potiron et sauce de fanes de carotte.

-Flan de banane entière (avec la peau)

 

Le résultat fut très serré: égalité quasi-parfaite mais le chef Kotch l’emporta grâce à sa poubelle quasi-vide. C’est donc vrai que c’est un rapiat! 🙂

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Mais il existe plein d’idées pour jeter moins. C’est le cas de Natacha, cette mère de famille de 2 enfants qui jour après jour réalise des plats savoureux avec ce que nous avons coutume de jeter. Sans le vouloir, elle est devenu l’ambassadrice de la cuisine anti-gaspi en France donc n’hésitez pas à aller visiter son blog qui regorge d’ingéniosité en matière de gaspillage. « La petite cuisine anti-gaspi« 

Je suis très heureux d’avoir rencontré cette femme au grand cœur et nous avons prévu de nous revoir afin de vous réaliser une (ou plusieurs) recette ensemble autour du gaspillage bien sûr.

 

Si vous voulez en savoir plus sur le gaspillage alimentaire, voici quelques liens et vidéos intéressants:

Le gaspillage ne fait plus recette (Vidéo de 14 min)

Envoyé spécial: Gaspillage, plongée dans nos poubelles (Vidéo de 30 min)

Gaspillage alimentaire, les chefs contre-attaques (Vidéo de 2h)

Réduisons le gaspillage alimentaire (Vidéo de 7 min)

Stop au gaspillage alimentaire (Vidéo de 15 min)

Les Gars’Pilleurs

Gaspillage alimentaire en France (Planetoscope)

Gaspillage alimentaire dans le Monde (Planetoscope)

Éviter le gaspillage alimentaire (ADEME)

Ma vie Zéro déchets (Vidéo de 1h05)

 

Maintenant, un petit jeu:

Sur les photos qui suivent, devinez quel produit ne sera pas vendu car il sera retiré de l’étal?
(La réponse s’affichera en passant le curseur de la souris sur chaque photo)

Elles seront jetées car elles possèdent des tâches brunes et ne sont donc pas attirantes. Pourtant, elles commencent seulement à mûrir et à avoir du goût.T506blisterspf2white nectarine in boxfruits_passion

 

 

Mon leitmotiv en cuisine : favoriser ces produits aux produits standardisés pour éviter qu’ils ne soient jetés inutilement. Le but n’est pas d’aller regarder dans leurs poubelles ou d’acheter tous leurs marchandises pourris mais d’éviter qu’elles ne se remplissent trop vite de produit consommable.


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2 réponses à Le gaspillage alimentaire, cette gangrène qui n’en finit pas ! (A PARTAGER ALLEGREMENT)

  • FÉLICITATIONS et BRAVO pour ce magnifique reportage.
    Je souligne ,également ,le travail que cela t’a demandé.
    J’espère que des yeux s’ouvriront, et les grandes surfaces commencent à jouer le jeu.
    Mais ce qui me fiche en pétard, ce sont les intermédiaires, ………..
    J’essaie de faire découvrir ton blog;; je commence par le bio……….
    Bisous et passe de bonnes fêtes . Chris 06

    • Merci.

      Oui, ça m’a pris du temps mais c’est tellement important d’en larler que ça ne m’a vraiment dérangé 🙂

      J’espère que ça sera utile pour un bon nombre de personne mais surtout aux agriculteurs 😉

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